Un regard

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« Beaucoup de très belles choses nous attendent, sans jamais s’impatienter de ne pas nous voir venir » Christian Bobin.


Une phrase qui m’habite et me pousse encore et encore sur les chemins de Chartreuse et d’ailleurs, à la rencontre de ces instants de lumière qui m’attendent quelque part.

C’est une quête souvent vaine, et c’est ce qui fait la beauté de la rencontre !. Dans une caresse venue de très loin, la lumière est là tout à coup, presque tangible, vibrante. Alors on tourne, on cherche, on essaie de saisir la lumière, ou peut-être plutôt ce qui habite cette lumière-là, à cet instant. Comme un ange assis quelque part sur une branche, qui vous regarde avec tendresse et amusement.

On peut le dire autrement : la photographie, depuis le temps des chambres noires, est affaire de révélation. Le photographe ne cherche pas tant à saisir la beauté sous ses yeux, mais peut-être davantage sa propre présence sensible au monde. Alors peut-être l’image pourra-t-elle communiquer une émotion…

Parce que je crois que les poètes vont bien au delà des photographes, je laisse à nouveau la parole à C. Bobin qui parle lui de peinture, mais n’est-ce pas proche ? « Un peintre c’est quelqu’un qui essuie la vitre entre le monde et nous avec de la lumière, avec un chiffon de lumière imbibé de silence».

Voilà sans doute la source de la quête, jamais épuisée…

Petit à petit, proches ou lointaines, les images s’ajoutent les unes aux autres, dans le plaisir simple de célébrer le ballet des lumières sur les arbres, sur l’eau, sur les crêtes des montagnes... Ce ne sont pas des images de grands paysages, pas des grands ciels bleus trop sûrs d’eux, souvent plutôt des instants fragiles, des rencontres intimes au détour d’un chemin.

Voilà donc une brassée de lumières glanées que j’essaie, à ma mesure, de cueillir sans trop les froisser pour les partager.

Bonne visite !

Loïc Perron

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